• Rappelez-vous que, lorsque vous quitterez cette terre,

    vous n'emporterez rien de ce que vous avez reçu - uniquement ce que vous avez donné.

    Saint François d'Assise

     

    Singulière moralité que celle-ci : nous ne laisserons sur cette terre que ce que nous avons accompli par amour. En d'autres termes, les seuls biens qui vaillent sont ceux que l'on ne saurait posséder puisqu'ils se confondent avec ce que les Anciens appelaient le souverain bien pour désigner "l'harmonie de l'âme" (Sénèque) ou "la volonté de bien agir" (Kant). Nous devrions nous inspirer de ces âmes bienveillantes et généreuses pour qui le don, et mieux encore le don de soi, produisent la fructification du bien et la surabondance des bienfaits partagés et transmis.

    La pensée revigorante du jour

    Rappelez-vous...


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  • L'Homme pauvre n'est pas celui qui n'a rien, c'est celui qui envie.

    Sénèque

     

    Marc Aurèle rappelait que "ce n'est pas la pauvreté qui nous afflige, mais le désir de richesse". Envie, jalousie, convoitise sont ces ennemis sournois tapis dans notre subconscient et qui nous empêche d'avoir des relations saines avec les autres, débarrassées de toutes les brumes de l'égarement. C'est la comparaison qui sépare les hommes, car la psychologie humaine est ainsi faite qu'il est difficile de se réjouir d'un privilège auquel on n'a pas soi-même accès. L'envie est assurément le plus sombre des tracas car "tout manque a celui à qui tout fait envie". Fuyons la convoitise qui nous entraine dans les souterrains obscurs du subconscient. Au contraire, effleurons le désir, le bien-heureux appétit de vivre qui nous enlève et nous élève à tire d'aile vers des rêves altiers et lumineux.

    La Pensée Revigorante du Jour

    L'homme pauvre...

     


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  • Qui éduque qui ???

    Peut-être est-il plus facile à un chat d'éduquer un homme quà un homme d'éduquer un chat.

    En effet, un chat décidé à vivre avec des êtres humains s'emploie aussitôt à faire en sorte que cette espèce soi-disant supérieure se comporte à son égard de façon appropriée.

    Carl von VECHTEN

    Qui éduque qui ???


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  •  

    Si les Ricains n'étaient pas là
    Vous seriez tous en Germanie
    A parler de je ne sais quoi
    A saluer je ne sais qui

    Bien sûr les années ont passé
    Les fusils ont changé de mains  
    Est-ce une raison pour oublier
    Qu'un jour on en a eu besoin

    Un gars venu de Géorgie
    Qui se foutait pas mal de toi
    Est v'nu mourir en Normandie
    Un matin où tu n'y étais pas

    Bien sûr les années ont passé
     
    On est devenu des copains
    A l'amicale du fusillé
    On dit qu'ils sont tombés pour rien

      Si les ricains n'étaient pas là
    Vous seriez tous en Germany
    A parler de je ne sais quoi
    A saluer je ne sais qui

     

    Merci à tous ces jeunes hommes, français, américains, canadiens, anglais..., qui ont sacrifié leur vie pour que la France reste libre. N'oublions JAMAIS ce sacrifice...

    Merci Monsieur Sardou pour cette chanson

    Où serions-nous ???


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  • ELYSEE

     

    Méphistophélès félin

    Est allongé au soleil.

    C'est un chat élégant à la mine de lion

    Bien élevé et gentil

    mais un peu moqueur aussi.

    Il est très musicien ; il comprend

    Debussy, mais

    N'aime pas Beethoven.

    Mon chat s'est promené

    De nuit sur le clavier,

    Oh, quel plaisir

    Dans son âme ! Debussy

    Fut un chat philharmonique dans sa vie antérieure.

    Ce Français génial a compris la beauté

    De l'accord félin sur le clavier. Ce sont

    Des accords modernes d'eau troublée d'ombre

    (moi chat je comprends).

    Ils irritent le bourgeois : admirable mission !

    La France admire les chats. Verlaine fut presque un chat

    Laid et demi-catholique, sauvage et joueur,

    Qui miaulait céleste à une lune invisible,

    Rongé par les mouches et brûlé d'alcool.

    La France aime les chats comme l'Espagne le torero,

    Comme la Russie, comme la Chine le dragon.

    Le chat est inquiétant, il n'est pas de ce monde. Il a

    L'énorme prestige d'avoir été Dieu.

    Avez-vous remarqué quand il nous regarde en sommeillant ?

    Il semble nous dire : la vie est une succession

    De rythmes sexuels. La lumière a un sexe,

    L'étoile a un sexe, la fleur a un sexe.

    Et il regarde répandant son âme verte dans l'ombre.

    Nous tous voyons derrière le grand bouc.

    Son esprit est androgyne aux sexes fanés,

    Langueur féminine et vibration de mâle,

    Un esprit étrange d'innocence et de luxure,

    Vieillesse et jeunesse mariées par amour.

    Ce sont des Phillipe II dogmatiques et altiers,

    Ils haïssent le chien parce qu'il est fidèle, la souris servile,

    Ils admettent les caresses, la mine distinguée,

    Et nous regardent d'un air serein et supérieur.

    Pour moi, ce sont des maîtres de haute mélancolie,

    Ils pourraient guérir des tristesses de civilisation.

    L'énergie moderne, le tank et le biplan

    Avivent dans les âmes l'antique douleur,

    La vie à chaque pas affine les tristesses,

    Les âmes cristallisent et la vérité s'est envolée,

    Une graine d'amertume s'enterre et donne son épi.

    Le chats le savent mieux que le semeur.

    Ils sont un peu hiboux et serpents grossiers,

    Et ils devraient avoir des ailes à leur création.

    Et ils ont sûrement parlé avec ces êtres

    Sataniques qu'Antoine vit de sa grotte.

    Un chat furieux est presque Schopenhauer.

    Horrible grognon au visage de vaurien,

    Mais les chats sont toujours bien élevés

    Et s'appliquent, graves, à s'allonger dans le soleil.

    L'homme est méprisable (disent-ils), la mort

    Arrive tôt ou tard. Jouissons de la chaleur !

    Frederico Garcia Lorca, Cancion novisima de los gatos, extrait 1939. Primeras canciones, 1986. Traduction Béatrice Mandopoulos


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