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    "Dans ce roman à l'atmosphère très oppressante, l'auteur décrit en parallèle une journée dans la vie de Mathilde, une quarantenaire mise au placard dans son entreprise, et de Thibault, un médecin "en échec amoureux". Ce sont deux êtres fatigués, usés, deux solitudes dans la ville et son mouvement incessant.
     Avec son écriture simple et toujours juste, Delphine de Vigan aborde ici les thèmes de la solitude, de l'anonymat dans les villes, du monde du travail et de son côté impitoyable. Mais il y a aussi de l'espoir dans ce roman, et quelques personnages sympathiques et bienveillants, comme Bernard, le patron de café, ou Laëtitia, une collègue de Mathilde.
    Chacun à sa manière, Mathilde et Thibault sont sur le fil, on sent qu'il suffirait de pas grand-chose pour qu'ils basculent d'un côté ou de l'autre. Ils avancent, lentement, en chancelant, mais ils avancent. On espère que tout va s'arranger pour ces deux personnages auxquels on s'attache rapidement, on a envie de les prendre par la main et de leur donner de l'énergie...
    Le livre est dur de par son propos, mais l'auteur aime ses personnages et la tendresse qu'ils lui inspirent transparait dans son écriture. Delphine de Vigan démonte extrêmement bien le mécanisme qui se met en place petit à petit dans un cas de harcèlement au travail, et d'une certaine façon montre qu'il ne faudrait pas hésiter à appeler au secours ou à demander de l'aide quand on sent qu'on n'y arrive plus.
    "Les Heures Souterraines" ne peut pas laisser indifférent. En tout cas il fait réfléchir et il nous hante longtemps après avoir tourné la dernière page..."

     

    Bonne semaine à tous !

     

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  •  Un livre de témoignages pour comprendre la prématurité, telle que je l'ai vécue...de l'intérieur.

     

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    Anne, ma fille ainée, est née à six mois de grossesse, elle pesait 1060g...

    Aujourd'hui, elle a 28 ans, elle est infirmière...

     

    Bon week-end à tous !!!


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  • Qu'est ce que l'ANOREXIE autre qu'un REFUS DE VIVRE...


    Vous avez sans doute entendu parler de DELPHINE DE VIGAN, l’auteur de NO ET MOI. D’ailleurs, vous avez sans doute lu et aimé NO ET MOI. On sait moins que l’auteur a commencé à écrire sous le pseudonyme de LOU DELVIG.

    JOURS SANS FAIM, son premier roman, un texte troublant de justesse et de sobriété.






    C’est l’histoire de Laure, 19 ans, qui souffre d’anorexie. Le roman évoque les 3 mois d’hospitalisation de la jeune fille, ses souffrances, la pression des infirmières, la quasi inexistence des parents, mais aussi la rencontre décisive avec un médecin qui va tenter de la ramener à la vie.


    DELPHINE DE VIGAN parvient heureusement à éviter les clichés. Les phrases sont simples, le ton est sincère et juste, au point qu’on peut soupçonner certains accents autobiographiques dans le texte.



    Bon week-end à tous !


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  • Émouvant dès la première ligne !









    Il m'a bouleversée ce Petit Homme !
    Patrick Poivre d'Arvor révèle toute la sensibilité d'un homme marqué par la douleur de perdre un enfant.
    On le comprend ce père, celui du livre, ivre d'amour envers son fils. Cet amour qui le pousse à l'imprudence, à la fugue, à la quête du Bonheur, comme si de rien n'était. Peut-on lui en vouloir ?


    Bon week-end à tous


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  • NE T'INQUIETE PAS POUR MOI
    de Alice KUIPERS










    Ne t'inquiète pas pour moi par sa forme narrative pourrait paraître au premier abord léger. Dans ce roman original, nous y suivons ainsi la vie d'une mère et de sa fille par le biais de leur correspondance. Toutes les deux communiquent par petits mots interposés, collés sur le frigo, puisqu'elles ne font que se croiser, l'une étant très occupée par son métier de médecin obstétricien et l'autre par sa vie d'adolescente :

    "Il faut que je file, je suis de garde ce week-end",
    "Suis partie faire du baby sitting",
    "je révise mon contrôle che Emma"

    Dans cette correspondance par post-it, nous y trouvons bien sûr des listes de courses, des rappels de la maman "n'oublie pas ta clé !", "Range ta chambre", des demandes de sa fille, Claire : "Tu peux me laisser 10 dollars, maman ?", etc... Mais rapidement, dans cette communication quotidienne ordinaire s'introduit de la gravité et de la profondeur lorsque la maman tombe malade...

    "Claire, mon coeur, j'ai rendez-vous chez le médecin aujourd'hui. C'est ce que j'essayais de te dire. (...) J'ai remarqué que j'avais une boule au sein droit. Finalement j'ai pris rendez-vous. Je voulais te le dire avant d'y aller, mais je n'en ai pas trouvé l'occasion. Je ne crois pas que ce soit inquétant, donc s'il te plaît ne t'en fais pas une montagne.
    Je t'aime ma chérie.
    Maman"

    A partir du moment où le cancer s'immisce dans leur relation, la lecture de leur correspondance émouvante, pleine de tendresse et d'amour, se fait la gorge de plus en plus serrée...

    Ne t'inquiète pas pour moi est un roman poignant que l'on commence sans se douter que l'on ne pourra le lâcher avant de l'avoir fini, et ce, au bord des larmes.



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