• Si j'étais l'amie du bon Dieu.
    Si je connaissais les prières.
    Si j'avais le sang bleu.
    Le don d'effacer et tout refaire.
    Si j'étais reine ou magicienne,
    princesse, fée, grand capitaine,
    d'un noble régiment.
    Si j'avais les pas d'un géant.

    Je mettrais du ciel en misère,
    Toutes les larmes en rivière,
    Et fleurirais des sables où filent même l'espoir
    Je sèmerais des utopies, plier serait interdit,
    On ne détournerait plus les regards.

    Si j'avais des milles et des cents,
    Le talent, la force ou les charmes,
    Des maîtres, des puissants.
    Si j'avais les clés de leurs âmes.
    Si je savais prendre les armes,
    Au feu d'une armée de titans.
    J'allumerais des flammes,
    Dans les rêves éteints des enfants.
    Je mettrais des couleurs aux peines.
    J'inventerais des Éden.
    Aux pas de chances, aux pas d'étoiles, aux moins que rien.

    Mais je n'ai qu'un cœur en guenille,
    Et deux mains tendues de brindilles.
    Une voix que le vent chasse au matin.
    Mais si nos mains nues se rassemblent,
    Nos millions de cœurs ensembles.
    Si nos voix s'unissaient,
    Quels hivers y résisteraient ?

    Un monde fort, une terre âme sœur,
    Nous bâtirons dans ces cendres
    Peu à peu, miette à miette,
    goutte à goutte et cœur à cœur.
    Peu à peu, miette à miette,
    goutte à goutte et cœur à cœur.

    Merci pour ta carte ma chère KHANEL

    Si...ZAZ

    Belle journée à tous !

     mesprincesses


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  • Louise Gérard BERLINER

    Une interprétation sublime... 

    Mais qui a soulagé sa peine
    Porté son bois porté les seaux
    Offert une écharpe de laine
    Le jour de la foire aux chevaux

    Et qui a pris soin de son âme
    Et l'a bercée dedans son lit
    Qui l'a traitée comme une femme
    Au moins une fois dans sa vie

    Le bois que portait Louise
    C'est le Bon Dieu qui le portait
    Le froid dont souffrait Louise
    C'est le Bon Dieu qui le souffrait

    C'n'était qu'un homme des équipes
    Du chantier des chemins de fer
    À l'heure laissée aux domestiques
    Elle le rejoignait près des barrières

    Me voudras-tu moi qui sais coudre
    Signer mon nom et puis compter,
    L'homme à sa taille sur la route
    Passait son bras, la promenait

    L'amour qui tenait Louise
    C'est le Bon Dieu qui le tenait
    Le regard bleu sur Louise
    C'est le Bon Dieu qui l'éclairait

    Ils sont partis vaille que vaille
    Mourir quatre ans dans les tranchées.
    Et l'on raconte leurs batailles
    Dans le salon après le thé

    Les lettres qu'attendait Louise
    C'est le Bon Dieu qui les portait
    La guerre qui séparait Louise
    C'est le Bon Dieu qui la voyait

    Un soir d'hiver sous la charpente
    Dans son lit cage elle a tué
    L'amour tout au fond de son ventre
    Par une aiguille à tricoter

    Si je vous garde Louise en place
    C'est en cuisine pas devant moi
    Ma fille priez très fort pour que s'efface
    Ce que l'curé m'a appris là

    Et la honte que cachait Louise
    C'est le Bon Dieu qui l'a cachée
    Le soldat qu'attendait Louise
    C'est le Bon Dieu qui l'a vu tomber

    Y a cinquante ans c'était en France
    Dans un village de l'Allier
    On n'accordait pas d'importance
    A une servante sans fiancé

    Le deuil qu'a porté Louise
    C'est le Bon Dieu qui l'a porté
    La vie qu'a travaillé Louise
    C'est le Bon Dieu qui l'a aidée

       Belle semaine à tous !

    Une interprétation sublime, pleine d'émotions...


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  • Les yeux dans le vide
    Elle me regarde passer

    Dans le creux de ses rides
    Moi j'ai trébuché

    Ça me fait mal au bide
    Sa belle gueule cassée
    Comme une étoile livide
    A deux doigts de tomber

    Elle tire sur un mégot cent fois rallumé
    Quand je lui tends le main à travers la fumée

    Elle était si belle ma poupée
    Elle que les anges avaient oubliée
    Et si on l'avait un peu regardé
    Peut être que
    L'hiver ne l'aurait brisé

    Un pied dans le vide
    Elle a déménagé
    Elle perd son équilibre
    Entre deux larmes salées

    Y'a comme un goût acide
    Qui hante ses baisers
    Elle dit qu'elle est lucide
    Non plus jamais se caser

    Elle tire sur un mégot cent fois rallumé
    Quand je lui tends le main à travers la fumée

    Elle était si belle ma poupée
    Elle que les anges avaient oubliée
    Et si on l'avait un peu regardé
    Peut être que
    L'hiver ne l'aurait brisé

    Et ton cœur l'hiver je le garde au chaud
    En attendant le retour du soleil
    Et si le mien passe l'hiver au chaud
    Sache que sur toi je veille

    Elle était si belle ma poupée
    Elle que les anges avaient oubliée
    Et si on l'avait un peu regardé
    Peut être que
    L'hiver ne l'aurait brisé

    Peut-être que
    L'hiver a déjà trop duré

    La Poupée Christophe MAE


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  • Formidable oh oh !

    Formidable, fooormidable
    Tu étais formidable, j'étais fort minable
    Nous étions formidables
    Formidable
    Tu étais formidable, j'étais fort minable
    Nous étions formidables

    Oh bébé, oups : mademoiselle
    Je vais pas vous draguer,
    Promis, juré
    J'suis célibataire
    Depuis hier putain
    J'peux pas faire d'enfant mais bon c'est pas...
    Eh reviens !
    5 minutes quoi j't'ai pas insultée,
    J'suis poli, courtois
    Et un peu fort bourré
    Mais pour les mecs comme moi
    Vous avez autre chose à faire,
    Vous m'auriez vu hier
    J'étais

    Formidable, fooormidable
    Tu étais formidable, j'étais fort minable
    Nous étions formidables
    Formidable
    Tu étais formidable, j'étais fort minable
    Nous étions formidables

    Oh tu t'es regardé, tu t'crois beau
    Parce que tu t'es marié,
    Mais c'est qu'un anneau mec, t'emballes pas,
    Elle va t'larguer comme elles font chaque fois
    Et puis l'autre fille tu lui en a parlé?
    Si tu veux je lui dis comme ça c'est réglé
    Et au p'tit aussi, enfin si vous en avez
    Attends 3 ans, 7 ans et là vous verrez
    Si c'est

    Formidable, fooormidable
    Tu étais formidable, j'étais fort minable
    Nous étions formidables
    Formidable
    Tu étais formidable, j'étais fort minable
    Nous étions formidables

    Et petite Oh pardon : petit
    Tu sais dans la vie y'a ni méchant ni gentil
    Si maman est chiante c'est qu'elle a peur d'être mamie
    Si papa trompe maman c'est parce que maman vieillit, tiens
    Pourquoi t'es tout rouge? Beh reviens gamin
    Et qu'est-ce que vous avez tous? A me regarder comme un singe, vous
    Ah oui vous êtes saints vous
    Bande de macaques !
    Donnez moi un bébé singe, il sera

    Formidable, fooormidable
    Tu étais formidable, j'étais fort minable
    Nous étions formidables
    Formidable
    Tu étais formidable, j'étais fort minable
    Nous étions formidables

    Fooormidable
    Tu étais formidable, j'étais fort minable
    Nous étions formidables
    Formidable
    Tu étais formidable, j'étais fort minable
    Nous étions formidables

    Formidable STROMAE


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