Naître avec le printemps, mourir avec les roses, Sur l’aile du zéphyr nager dans un ciel pur ; Balancé sur le sein des fleurs à peine écloses, S’enivrer de parfums, de lumière et d’azur ; Secouant, jeune encor, la poudre de ses ailes, S’envoler comme...
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Hier, le vent du soir, dont le souffle caresse, Nous apportait l'odeur des fleurs qui s'ouvrent tard ; La nuit tombait ; l'oiseau dormait dans l'ombre épaisse. Le printemps embaumait, moins que votre jeunesse ; Les astres rayonnaient, moins que votre...
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Mes vers fuiraient, doux et frêles, Vers votre jardin si beau, Si mes vers avaient des ailes, Des ailes comme l'oiseau. Ils voleraient, étincelles, Vers votre foyer qui rit, Si mes vers avaient des ailes, Des ailes comme l'esprit. Près de vous, purs et...
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Des cils roides et longs, antennes hérissées, Font sentinelle autour de son nez frémissant ; Et le plus léger bruit qui le frôle en passant Élargit sur son front ses oreilles dressées. Quand la nuit a brouillé les formes effacées, Il voit ; le monde noir...
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Je voudrais, les prunelles closes, Oublier, renaître, et jouir De la nouveauté, fleur des choses, Que l'àge fait évanouir. Je resaluerais la lumière, Mais je déplierais lentement Mon âme vierge et ma paupière Pour savourer l'étonnement ; Et je devinerais...
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Dis Papa, qu'est-ce qui arriverait Si le soleil mourait ? - Si le soleil, un jour, cessait de briller, Tu regarderais dans le ciel, étonné, Et le vent porterait la lumière de tes yeux. De nouveau le soleil donnerait son feu. Dis Papa, qu'est-ce qui arriverait...
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Siléa Si vous saviez ce qu'il y a Dans l'oeil sans fond d'un petit chat. Qu'il soit jaune, vert ou lilas Vrai, vous n'en reviendrez pas ! On y voit des oiseaux de lune, Des palais de laine et de lait, Le sphinx émergeant de ses lunes, Et des ballets ultraviolets....
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Rayures d'eau, longues feuilles couleur de brique, Par mes plaines d'éternité comme il en tombe ! Et de la pluie et de la pluie - et la réplique D'un gros vent boursouflé qui gonfle et qui se bombe Et qui tombe, rayé de pluie en de la pluie. - Il fait...
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Je ne sais pourquoi Mon esprit amer D’une aile inquiète et folle vole sur la mer. Tout ce qui m’est cher, D’une aile d’effroi Mon amour le couve au ras des flots. Pourquoi, pourquoi ? Mouette à l’essor mélancolique, Elle suit la vague, ma pensée, À tous...
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Des cils roides et longs, antennes hérissées, Font sentinelle autour de son nez frémissant ; Et le plus léger bruit qui le frôle en passant Élargit sur son front ses oreilles dressées. Quand la nuit a brouillé les formes effacées, Il voit ; le monde noir...
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