• Ce n'est pas l'absence de pleurs, mais le sourire né des pleurs."

    Dom Augustin Guillerand

     

     

    Le théâtre de notre vie est fréquenté par des couples étranges, très unis malgré leurs différences : la joie et la souffrance, la crainte et l'espérance, le bien et le mal...

    Certaines circonstances nous permettent de mieux saisir le sens de leur paradoxal attachement mutuel : si les abîmes du mal n'existaient pas, l'homme déploierait-il la même vigueur pour conquérir les sommets du bien ? Si la crainte ne tempérait pas l'espérance, n'aurait-on pas la fâcheuse tendance à dégrader cette dernière en la transformant en suffisance ? Et comment pourrait-on apprécier la pleine saveur de la joie, sil la tristesse ou la souffrance ne nous en faisaient pas sentir le désir, l'attente, la réalité précieuse, fragmentaire et tellement fragile ?

    Le sourire né des pleurs, la joie au-delà de la souffrance, c'est l'himalaya de nos joies sur terre, la plus haute altitude accessible à nos sentiments, l'air le plus pur que nous puissions respirer. Parc-qu'il s'agit d'une joie conquise, d'une joie de conversion, d'une trouée de lumière dans les ténèbres profondes et qui annonce une nouvelle clarté dans notre vie.

     

    Bon dimanche à tous !


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    J'ai coutume de dire qu'il est merveilleux de donner la vie, mais qu'il y a plus merveilleux encore : c'est de donner le goût de la vie. Car si la vie n'a pas de goût, à quoi sert-il de vivre ? Notre première mission, comme disait plaisamment Thierry Maulnier est "de nous faire une raison - une raison d'être". De fait, nous sommes dans un siècle qui a tout exploré et qui à réponse à tout. Mais quelles réponses aux grandes énigmes de l'existence ? Les réponses qui nous sont données apaisent-elles notre soif d'un sens à la vie ? Interrogez-vous : Quels sont les trois mots qui me viennent à l'esprit si je dois évoquer le sens de la Vie ?

    Attardez-vous sur ces trois mots sopontanément cités, et demandez-vous comment vous les explorez, les exprimez, leur faites place dans votre vie. Attardez-vous à vos passions et à votre raison. Votre raison de vivre. Ainsi que l'a dit Claudel, "il y a une chose plus triste à perdre que la vie, c'est la raison de vivre"...

     

    LA PENSEE REVIGORANTE DU JOUR


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    Il est naturel d'être joyeux et plein d'entrain lorsque les circonstances vous sont favorables : Comment une situation positive pourrait-elle engendrer d'autre attitude ? Mais il est des circonstances où tout porte légitimement à s'affliger. Qui oserait reprocher à quelqu'un d'être triste dans des circonstances fâcheuses ? Et cependant, c'est précisément au coeur de la tourmente qu'il serait opportun de s'accrocher de l'optimisme, à la manière d'une bouée de sauvetage. Sans quoi l'on risquerait fort de sombrer, oui précisément : De sombrer dans le pessimisme. L'optimisme est toujours un sursaut, la mise en en oeuvre d'une énergie vitale, un reflet de la vigueur d'âme. Et c'est précisément dans l'adversité que l'on peut en déceler les précieuses ressources : Cousin au premier degré de l'espérance, l'optimisme nous permet tout à la fois de dédramatiser, de positiver, et de rester stoïque lorsque tout va mal. Comme le disait fort justement le philosophe Alain : "Le pessimisme est d'humeur, l'optimisme est de volonté".

     

    LA PENSEE REVIGORANTE DU JOUR


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    Rien de grand ne se fait tout à coup ni d'un seul coup. Voila un principe que les impatients gagneraient à méditer.Tout processus d'apprentissage ou de perfectionnement passe par l'effort inlassablement répété, et par une succession de recommencements. Rilke ajoutait : "Votre doute lui-même peut devenir une chose bonne si vous en faites l'éducation : il doit se transformer en instrument de connaissance er de choix". Qui reprocherait au virtuose ses premiers balbutiements ? Et à l'homme d'action ses échecs ou ses approximations qui n'étaient que le prélude de sa maîtrise de soi et des événements ? Nous vivons dans l'oubli de nos métamorphoses : qui se souvient qu'avant de marcher le plus naturellement du monde, le simple maintien de la posture verticale fut dans nos premières années un formidable défi ? Ne craignons pas de chercher longtemps avant de trouver, de trébucher souvent avant d'avancer droit, et d'échouer de temps à autre avant de réussir.

     

    LA PENSEE REVIGORANTE DU JOUR


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  • Plage redim05

     

    La parole est toujours la traduction de notre pensée. Comme toute traduction, il y a interprétation et donc déperdition de sens. Nous n'avons pas toujours les mots qu'il faut pour traduire ce que nous voulons exprimer. C'est la raison pour laquelle les conversations occupent tant de temps dans les relations humaines, car nous sommes dans une recherche constante d'ajustement.

    Nous portons en nous toute une part d'indicible, d'inexprimé. Apprenons à dire les choses, car tout ce qui n'est pas transmis est comme un secret perdu. Ce que nous ne savons pas dire dans l'instant, nous ne trouverons peut être aucun autre instant pour le dire. Lorsque nous hésitons, lorsque nous sommes dans l'embarras pour formuler spontanément ce qui nous tient à coeur, n'oublions pas que les sentiments qui ne sont pas donnés sont des sentiments perdus.

     

    LA PENSEE REVIGORANTE DU JOUR



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